Voilà près de 2 mois que je suis installée à Montréal avec mon mari et je n’ai pas chômé.
Bien sûr, il a fallu trouver un appartement, le meubler, l’aménager pour ne pas que l’on ait l’impression de camper et il reste maintenant à le décorer (Monsieur AmyPunky me rappelle quotidiennement que la déco devrait déjà être terminée mais je vois plutôt ça comme un processus long et réfléchi plutôt que comme une énième tâche à faire de manière pragmatique !).
Et du côté de AmyPunky Photography, je n’ai pas chômé non plus. Si vous lisez ce blog régulièrement, vous savez que j’ai fait le salon Marions Nous à Montréal. J’ai décidé de faire ce salon sur un coup de tête, 2 semaines avant la date et j’ai pensé la déco de mon kiosque 2 jours avant ! Il était décoré de manière simple, mais colorée et j’ai eu beaucoup de compliments de la part des visiteurs. Bon, je n’ai même pas eu le courage de faire des photos de mon kiosque mais heureusement Monsieur AmyPunky a dégainé son téléphone portable pour immortaliser mon stand.
(Ne faites pas attention à ces horribles rideaux bleus, je n’avais aucune idée de à quoi ressemblerait le stand, donc je n’avais pas prévu de panneaux pour cacher les rideaux ! J’y penserai l’année prochaine !)
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(photo prise avec un téléphone portable) – Crédits : Monsieur AmyPunky alias Mister D.
C’était très fatigant de faire ce salon seule sur 2 jours… mais ça valait la peine de le faire ! J’ai pu rencontrer des collègues photographes, des cinématographes, et bien sûr des potentiels futurs clients. D’ailleurs si vous êtes passé sur mon kiosque, n’hésitez pas à laisser un mot ici ou à me dire bonjour !
En terme général, ce n’est pas de tout repos de recommencer un business dans une autre ville et qui plus est dans un autre pays ! Si vous me suivez sur Facebook, vous avez dû lire cet article que j’ai posté sur ma page… c’est un article d’une photographe, Yan, qui a déménagé de l’Utah au Colorado et qui se bat tous les jours pour faire vivre son business. Elle a posté un article poignant où elle explique qu’elle lutte tous les jours pour être bookée et pour trouver des clients, et qu’elle en a marre de l’hypocrisie des photographes sur Facebook ou Twitter qui font comme si tout va bien, qui se disent super méga bookés et qu’elle n’a pas envie de jouer à ce jeu.
Bizarrement, j’aurais pu écrire cet article.
J’ai moi aussi déménagé mon business dans un autre pays/ville – je suis donc maintenant basée à Montréal, Canada, en Amérique du Nord, pour ceux qui ne l’auraient pas compris.
Je continue à recevoir des demandes pour des prestations en France et en même temps personne ne me connaît encore au Canada. Donc, comme on dit en bon français, j’ai le cul entre deux chaises.
Bien sûr, j’aimerais continuer à photographier quelques mariages en France, à condition de trouver un équilibre avec ma vie familiale ici à Montréal.
Bref, je me reconnais beaucoup dans l’article de Yan, qui reflète bien les doutes et les angoisses que tout propriétaire d’une très petite entreprise ressent à un moment ou à un autre.
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Recommencer un business dans un autre pays, c’est devoir se refaire un réseau, contacter les gens, encore et encore, attendre une réponse, ne pas en avoir, passer à autre chose, ne rien attendre en retour et ne pouvoir compter que sur soi-même… c’est aussi recevoir des retours positifs, rencontrer des gens enthousiastes à propos de votre travail… c’est partager ses doutes avec des personnes qui vous comprennent, c’est échanger avec des gens d’horizons différents, c’est passer par la fenêtre quand on vous ferme une porte…
A ce titre, je vous invite à lire le très bon article de Leila sur Inspired by This : They said no and what?… ou comment rebondir quand on vous dit non !
Rien n’est facile, ce n’est pas tout nouveau tout beau au pays de l’hiver ! Tout n’est pas rose dans le monde merveilleux d’AmyPunky Photography. C’est à coup sûr, une année de transition où il faudra trouver ses repères, ses marques, s’ajuster, recadrer certaines choses.
C’est angoissant et excitant à la fois, et j’ai décidé de prendre cela de manière positive. Que je booke ou non un mariage cette année à Montréal, cette année sera sûrement pleine d’enseignements et d’enrichissement personnel pour moi.
Love,
Amy